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Le
professeur de judo sochalien a participé dernièrement
à un stage au Japon organisé, tous les deux ans,
par la Fédération Française de Judo. Ou
quand le rêve devient réalité...
Pour cette édition du stage japonais, la Fédération
avait bien fait les choses, combinant le stage avec les championnats
du monde à Osaka. Une quarantaine d'enseignants français
ont ainsi été sélectionnés pour
accomplir ce stage, tous au minimum ceinture noire 5e ou 6e
dan. Le professeur sochalien, Gilles Billi a été
retenu pour ce voyage de rêve, avec en prime la possibilité
d'assister aux combats des championnats du monde et d'être
un fervent supporter du Belfortain, Ghislain Lemaire.
Des
stages très techniques
«Les stages qui se sont déroulés pendant
dix jours au Kodokan de Tokyo, dirigés par de grands
maîtres japonais comme Fuji ou Shiraze. Les entraîneurs
du champion du monde et champion olympique, Inoue, furent intensifs»,
souligne, Gilles Billi.
« Plus coulés, plus souples, plus techniques aussi,
les judokas japonais se fatiguent beaucoup moins vite que nous
autres européens qui avons un judo plus physique. Les
séances de deux heures matin et après-midi se
terminaient par des explications techniques et pédagogiques,
et souvent par des rencontres avec les stagiaires des autres
nations également présents au Kodokan. Entre temps,
plaisir suprême, nous avons pu assister à de nombreux
combats du championnat du monde à Osaka, dans la tribune
des supporters de l'équipe de France, et en particulier
à la finale de Ghislain Lemaire, vice-champion du monde.
»
Et Gilles Billi de poursuivre «Contrairement à-ce
que l'on pourrait penser, le judo n'est pas le sport numéro
1, le premier étant le base-ball, le second le sumo,
le judo arrivant seulement en 3e position. Cela dit, cela reste
une disicpline maîtresse, un philosophie, un art de vivre
avec des maîtres ayant atteint les sommets en dan».
Tout
au long de ce stage, l'équipe française fut encadrée
et guidée par Serge Feist et le maître japonais
Awazu qui vit actuellement en France et qui fut très
utile aux stagiaires pendant les visites des villes mythiques
comme Tenri, Nara ou Kyoto. A travers ce voyage, Gilles Silli
a réalisé son rêve de gosse, pratiquer un
jour le judo dans le temple où le judo est né,
le Kodokan de Tokyo avec les plus grands Maitres japonais comme
initiateur. « C'est sûr; ce stage fut bénéfique,
nous avons beaucoup appris,» conclut Gilles.
Et s'il doit formuler un second rêve, il ne fait aucun
doute que ce sera le même : celui qu'il fit un jour en
étant gamin, et qui vient de se concrétiser.
CLAUDE BARTH
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