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Une
convention pour le maintien d'un emploi jeune a été
signée mardi par Eric Labroue, délégué
régional de Gaz de France et Jean-Marie Martin, président
de la Vaudoise Judo.
Mardi, à la mairie, les sourires étaient de mise
chez les partenaires réunis pour la signature d'une convention
Gaz de France avec la Vaudoise Judo. Accompagné d'Alain
Ruelle, délégué aux actions de solidarité,
Éric Labroue, délégué régional,
a présenté l'action de Gaz de France d'aide au
tennis féminin, à l'athlétisme, à
la randonnée pédestre et au judo. 20 emplois-jeunes
sont ainsi soutenus dans ce cadre.
Éric Labroue a expliqué que le projet du club
de judo héricourtois «paraissait intéressant
vu le travail réalisé ». «
C'est une aide au poste, non à la personne »,
a précisé le délégué, mais
il se trouve que Loïc Laurençot est en place depuis
le début du contrat « nouveaux services ».
Jean-Marie Martin, président de la Vaudoise Judo, a poursuivi
en remerciant le sponsor : «Avec l'embauche de Loïc,
Gaz de France a permis à l'association d'évoluer».
De 98 en 1998, les adhérents sont passés à
200 en 2003, dont 80 % de moins de 14 ans, faisant ainsi du
club le premier de Haute-Saône depuis trois ans. Loïc
a évoqué l'action en cours avec les «
100 ceintures noires pour I'emploi », les enfants
accueillis à partir de 4 ans, la bonne ambiance, et a
mis en valeur le succès d'un judoka de la Vaudoise, Maxime
Clément, classé parmi les vingt meilleurs français
dans la catégorie des moins de 100kg. Jean-Marie Martin
a continué : « On cherchera à sauvegarde
cet emploi, on fait le maximum ». GiIles Lazar Adjoint
aux sports et à la citoyenneté, s'est dit «
très heureux du soutien de Gaz de France ».
La Vaudoise Judo et Loïc «jouent un rôle
très particulier pour la ville » à
travers le club et d'autres actions.
« C'est un exemple et nous avons demandé pour
la Vaudoise Judo une labellisation dans le cadre du CLS (Contrat
local le sécurité) ». Cela pourrait
permettre un financement «Moralement; on n a pas le
droit de laisser tomber Loic. On doit tous se retrousser les
manches pour qu il ait un statut non précaire »
.Il reste donc maintenant trois ans pour que ce contrat «
emploi-jeune » trouve une issue durable.
La suite des « emplois-jeunes»
Tout le monde se souvient du dispositif « Nouveaux services
- emplois jeunes » créé par le gouvernement
précédent en 1998. Il s'agissait pour les collectivités
et les associations de recruter des jeunes sur des postes d'utilité
sociale, subventionnés par l'État à 80
% d'un Smic avec charges. À l'employeur de trouver une
solution pour pérenniser le poste au bout des cinq ans
du contrat, de demander éventuellement une prolongation
sur trois ans avec baisse de l'aide financière. Cependant,
certains employeurs n'ayant pas les fonds nécessaires
pour rémunérer ces emplois nouvellement créés,
ont dû se séparer de leurs salariés. La
Vaudoise Judo avait déposé un dossier pour bénéficier
du dispositif dès le début et avait ainsi recruté
un entraîneur. Les cinq ans de contrat arrivent à
terme. La convention signée avec Gaz de France offre
trois ans d'aide financière supplémentaire. 20%
du SMIC seront ainsi accordés cette sixième année
de contrat. 1/3 de moins l'an prochain et 1/3 de moins pour
la huitième année. Une solution financière
devra être alors trouvée pour pérenniser
cet emploi qui a largement prouvé son utilité.
Loïc,
de l'entraîneur au maître
Tous
les partenaires réunis pour la signature de la convention
Gaz de France ont souligné les qualités de l'entraîneur
embauché en 1998. Loïc Laurençot est ceinture
noire 3" dan et possède un diplôme d'état
d'éducateur sportif. II a fait partie durant sept ans
de l'équipe de France, dont six années à
l'INSEP (Institut national du sport et de l'éducation
physique) à Paris et un an au bataillon de Joinville
à Fontainebleau. Aujourd'hui père de famille,
Loïc, originaire du Pays de Montbéliard, a abandonné
la compétition pour se consacrer à l'enseignement.
NICOLE BLIVET LE PAYS

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