Une convention sur tatami


Afin de sauver un poste d'emploi-jeune dont la pérennisation est vitale pour le club de judo de la Vaudoise, une convention a été signée avec Gaz de France.

Éric Labroue, délégué régional Gaz de France a expliqué d'entrée : «Depuis 1998, Gaz de France a décidé d'aider les employeurs à rémunérer les employeurs sportifs à hauteur de 20% du SMIC (charges comprises) durant 5 ans. Une vingtaine d'emplois jeunes ont été aidés dans le sport comme le tennis féminin avec la ligue, la randonnée pédestre avec le comité régional, l'athlétisme avec la ligue et les clubs, et le judo sur un seul emploi, celui de la Vaudoise Judo d'Héricourt occupé par Loïc Laurençot, professeur de judo » .Au terme de ces cinq années, Gaz de France a décidé de prolonger l'aide pour trois ans : « Lors de la sixième année L'aide est prolongée sur douze mois, la septième année diminution d'un tiers de l'aide, huitième année diminution d'un nouveau tiers », expliquait Eric Labroue en présence d'Alain Ruelle, chargé de missions politiques, ville et solidarité de Gaz de France sur la Franche- Comté, de Jean-Marie Martin président de la Vaudoise Judo, de Gilles Lazar, troisième adjoint à la citoyenneté et au Sport et Jérôme Renaux, professeur de Judo. mis à disposition par la ville d'Héricourt pour soutenir le projet. Sans oublier celui par et pour qui cette réunion avait lieu, Loïc Laurençot, l'emploi jeune.Tous étaient venus en mairie assister et saluer la signature de cette importante convention.
Retrouver une solution en 2006.
Un président de la Vaudoise qui se fit une joie d'accueillir tout le monde : « Nous avons fait le bon choix avec Loïc, performant, le plus jeune et le moins gourmand. Cette signature de partenariat avec Gaz de France, nous a permis d'évoluer ». Pour preuve « nos effectifs sont passés de 90 en 1998, à 200 adhérents à ce jour. Et nous sommes depuis 3 ans le plus gros club de Haute-Saône ». Pas peu fier, il ajoutait : « Il faut naturellement trouver le moyen de garder Loïc au sein de notre association».
Le représentant de la municipalité, Gilles Lazar s'est dit « heureux de cette action ». Pour une bonne raison : « Il est important pour ce club d'avoir ce soutien financier car l'état a laché les emplois jeunes ». Et d'ajouter : « Dans le contrat local de sécurité nous avons demandé que le Judo soit labelisé. Malheureusement, en 2006 la situation de Loïc deviendra précaire. Il faudra alors trouver des solutions et des moyens pour le garder afin que la Vaudoise continue à se développer. On peut trouver un employeur, il y a des solutions ». Mais ce tour de table le prouve, la pérennisation de ce poste est vitale pour le club de judo.

Ancien sportif de haut niveau
Loïc Laurençot, 28 ans, père d'une petite fille de 4 ans qui pratique déjà le baby-Judo, est en place à Héricourt depuis septembre 1998 sur un poste d'emploi jeune après une carrière d'athlète de haut niveau en judo (champion de France cadet puis junior, troisième au tournoi de France, cinquième aux jeux olympiques de la jeunesse européenne, Bataillon de Joinville et 6 ans à l'INSEP). Licencié au FCSM-Judo, à Franche Comté Judo et désormais à Héricourt, il ne cache pas qu'il s'y sent bien et souhaiterait y « poursuivre (sa) carrière ». Ajoutant : « Les résultats sont très encourageants et satisfaisants, ainsi Maxime Clément monte en première division en moins de 100 kg, sans oublier les autres réussites et l'action 100 ceintures noires pour l'emploi ».
"L'Est Républicain"