![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
|||||
|
|
Héricourt et. environs MARDI 4 JUILLET 2006 L'opération« 100 ceintures noires pour l'emploi », destinée à faciliter l'insertion des jeunes dans le monde du travail, vient de se concrétiser à Héricourt grâce à Rémi Jimenez. Le judoka Rémi Jimenez, 16 ans, vient d'obtenir sa ceinture noire. I1 est aussi champion départemental, vice-champion de Franche-Comté, a participé au championnat de France UNSS et aux inter-régions à Troyes. Le jeune homme explique que « le judo, ça remet les idées en place et on peut se dépenser». Il ajoute : « c'est Loïc qui m'a encouragé dans ce projet ». Loïc Laurençot est l'un des entraîneurs de judo de la Vaudoise, club participant à l'opération "100 ceintures noires pour l'emploi" ; Rémi est le premier du département à avoir décroché sa ceinture. L'opération a été initiée à Héricourt il y a quatre ans, sur demande du procureur de la République. Depuis, elle a fait des émules et est en oeuvre dans sept villes du département. Ce premier succès a été fêté, ce samedi, dans le cadre de la journée « portes ouvertes » du centre socioculturel municipal Simone Signoret. Rémi et ses compagnons judokas, après une démonstration effectuée devant de très nombreux élus et personnalités sportives du département, ont écouté attentivement les discours officiels. Coup de pouce en faveur de l'égalité des chances Jean-Michel Villaumé, maire, a rappelé le déroulement de l'action. Jean-Luc Demanesse, délégué régional Gaz de France, a soutenu l'engagement de l'entreprise qu'il représente. Jean Lalloué, représentant la Fédération française de Judo et disciplines associées de Haute-Saône, a souligné les objectifs du judo et son code moral. Maryvonne Briot, députée, a regretté que ce code ne soit pas appliqué plus souvent en politique : « on peut s'affronter sur le plan des idées, ça ne devrait pas empêcher de se respecter». Jean-Yves Le Merrer, sous-préfet, a estimé que les arts martiaux « permettent d'être bien armé dans la vie » et a félicité les initiateurs et chevilles ouvrières du projet pour ce « coup de pouce en faveur de l'égalité des chances ». Souhaitons à Rémi, qui cherche actuellement un contrat d'apprentissage en maçonnerie - orientation vivement encouragée par la députée qui estime que «maçon, c'est un beau métier » - de réussir aussi brillamment sa vie professionnelle que sportive. L'opération désormais étendue jusqu'à 21 ans Cette action concerne actuellement 10 jeunes. L'opération, débutée en 2002, a deux aspects indissociables : « sportif, avec tout ce que cela comporte de rigueur morale, mais aussi d'amitié, de solidarité et d'esprit d'équipe et professionnel, par l'insertion et la coopération avec les entreprises ». Les bénéficiaires sont des jeunes de 11 à 16 ans rencontrant des difficultés scolaires ou sociales. L'opération s'appuie sur un réseau de partenaires institutionnels État (politique de la ville), DDJSS (jeunesse et Sport), conseil général, Ville d'Héricourt, Fédération de judo, Sogéa (groupe Vinci) et Gaz de France. Elle est aussi menée grâce à des collaborations occasionnelles avec les sapeurs pompiers, les médecins, le collège, la Prévention spécialisée, la Protection judiciaire de la jeunesse... Ce samedi, un avenant à la convention a été signé, pour étendre le bénéfice de l'action aux jeunes volontaires issus du projet initial, et ce, jusqu'à 21 ans, en vu de faciliter l'objectif d'insertion professionnelle. Nicole Blivet
Clique sur l'article>>> |
||||